Conférences d'ouverture
CONFÉRENCE DE M. LUC VIGNEAULT
Conférence de monsieur Luc Vigneault, Ex-psychiatrisé, usager et directeur général de l'Association des personnes utilisatrices de services de santé mentale de la région de Québec (APUR)
Notre regard sur l'autre n'est pas emprisonné
Conférence de madame Céline Cyr, Intervenante et formatrice en santé mentale
Remerciements
La réalisation de ce colloque a été rendue possible grâce à des subventions des organismes suivants. La Société de criminologie du Québec tient à les remercier chaleureusement :
- MINISTÈRE DE LA JUSTICE DU CANADA
- MINISTÈRE DE LA JUSTICE DU QUÉBEC
- MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DU QUÉBEC
- MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC
- MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE DU CANADA
- SERVICE CORRECTIONNEL DU CANADA
Ateliers thématiques du bloc A
Utilisez cette liste pour accéder directement à l'atelier de votre choix :
ATELIER 1
Le Programme d’accompagnement justice et santé mentale à la Cour municipale de Montréal (PAJ-SM) : un projet sur mesure
- Me Julie Provost, Procureure et coordonnatrice du projet pilote, Cour municipale de Montréal
- Me Jocelyn Giroux, Avocat de la défense pour le PAJ-SM, Centre communautaire juridique
de Montréal
- Madame Jacinthe Morin-Poulin, Agente de liaison pour le PAJ-SM, Cour municipale de Montréal
Mis sur pied en mai 2008, le « Programme d’accompagnement justice et santé mentale » est un projet pilote qui se veut une réponse aux besoins et difficultés d’une clientèle vulnérable, soit les accusés de la Cour municipale qui présentent un problème de santé mentale. Cet atelier sera l’occasion pour les intervenants du programme de partager leurs expériences et perspectives par rapport à cette façon différente de traiter les dossiers au sein du processus judiciaire.
ATELIER 2
Présentation du réseau psychiatrie-justice
- Monsieur Jean-Jacques Leclerc, Directeur DSRHC Hôpital Louis H. Lafontaine
- Monsieur Yves Boileau, Directeur général, Maison l’Intervalle
- Madame Leila Salem, Animatrice, Maison l’Intervalle
Cet atelier montre l’importance du développement d’un réseau spécialisé de psychiatrie-justice pour des personnes souffrant de troubles de santé mentale graves et persistants et ayant un statut judiciaire actif. Dans un premier temps, un survol du réseau de la psychiatrie justice et des grands principes de la réadaptation et du rétablissement sera effectué. Par la suite, le portrait d’une ressource d’hébergement pour la clientèle psychiatrie-justice selon les perspectives d’intervenants sera dressé. Et, par l’expérience vécue depuis quelques années dans les suivis en communauté en partenariat avec les Services correctionnels du Québec, l’importance d’adapter les mesures légales en fonction des besoins et limites d’une clientèle de psychiatrie sera explorée.
Visualisez la deuxième partie de l'atelier en cliquant ici
Visualisez la troisième partie de l'atelier en cliquant ici
ATELIER 3
L’offre de service d’évaluation et de stabilisation en santé mentale et la structure de soutien clinique au Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire
- Madame Suzanne Rainville, Conseillère-cadre, Direction des services professionnels et des affaires universitaires, Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire
- Monsieur Alain Boisvert, Adjoint au directeur des services spécialisés et des services aux jeunes contrevenants, Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire
- Monsieur Marc Gommier, Chef de service en centre jeunesse, Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire
Présentation de L’Arrimage du CJM-IU qui est un service d’évaluation et de stabilisation pour des jeunes 12-18 ans présentant des problématiques de santé mentale et des troubles graves du comportement. Cette offre de service se déploie sous trois modalités de service : soutien, centre de jour et hébergement temporaire. Présentation de la structure de soutien clinique au CJM-IU ainsi que des collaborations et ententes entre le CJM-IU et les ressources spécialisées en santé mentale.
ATELIER 4
Un exemple d’un continuum de services entre le Service de police de la Ville de Montréal, Urgence pychosociale-justice et l’organisme Diogène
- Monsieur Michael Arruda, Responsable du volet santé mentale, Service de police de la Ville de Montréal
- Madame Francine Côté, Chef d’administration de programme, Urgence psychosociale-justice
- Madame Christiane Cadieux, Coordonnatrice clinique Diogène
« Seul on va vite, mais ensemble, on va loin! ». Cet atelier repose sur un véritable travail de collaboration entre différents partenaires qui oeuvrent dans le milieu de la santé et celui du communautaire. Ce travail de réseautage, passant de l’intervention policière jusqu’à l’intervention à plus long terme avec l’organisme Diogène, ainsi que par l’intervention de l’équipe d’Urgence psychosociale-justice, assure un continuum de services qui s’avère être crucial pour les personnes ayant un problème de santé mentale et des démêlés avec la justice, ou étant à risque d’en avoir, qui se verront recevoir une intervention
adaptée à leur situation.
Visualisez la deuxième partie de l'atelier en cliquant ici
Visualisez la troisième partie de l'atelier en cliquant ici
ATELIER 5
Stratégie globale en santé mentale au Service correctionnel du Canada
- Madame Christine Perreault, Psychologue, Coordonnatrice régionale, Initiative en santé mentale en établissement, Service correctionnel du Canada
Présentation de la stratégie globale en santé mentale du Service correctionnel du Canada allant du dépistage et de l’évaluation des besoins en santé mentale à l’admission aux soins transitoires dans la collectivité en passant par les soins tertiaires en milieu hospitalier correctionnel. Cet atelier mettra en lumière non seulement les diverses composantes de la stratégie, mais également les défis liés au continuum de soins, au travail en multidisciplinarité et au partage d’informations.
ATELIER 6
PASSAGE : un projet pour la clientèle judiciarisée qui présente des problèmes de santé mentale
- Monsieur Édouard Courte, Directeur famille, enfance, jeunesse, adultes, santé mentale, santé publique, dépendances, déficience intellectuelle
- Madame Martine St-Georges, Coordonnatrice du projet Passage
- Madame Josée Desjardins, Directrice des services professionnels correctionnels Laurentides
Le projet Passage s’adresse à la clientèle judiciarisée qui présente d’importants problèmes de santé mentale. Il résulte d’un long processus de collaboration entre deux établissements : le Centre de santé et de services sociaux des Pays-d’en-Haut et l’établissement de détention de Saint-Jérôme. Le projet Passage est porteur d’espoir pour sa clientèle en situation de grande vulnérabilité. Cet atelier aborde les défis et enjeux d’un tel projet.
Ateliers thématiques du bloc B
Utilisez cette liste pour accéder directement à l'atelier de votre choix :
ATELIER 7
Le guide de soutien à la pratique en santé mentale, Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire
- Monsieur Daniel Masse, Agent de planification, programmation et recherche, Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire
- Monsieur Alain Dumas, Agent de planification, programmation et recherche, Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire
Comment définit-on un problème de santé mentale? Sur quels repères comportementaux s’appuyer pour évaluer le dysfonctionnement d’un jeune? À quels facteurs de vulnérabilité faut-il être attentif? Y a-t-il des interventions à privilégier ou à proscrire? Autant de questions que ce guide aborde afin d’aider les intervenants à mieux répondre aux besoins de cette clientèle vulnérable des jeunes présentant un problème de santé mentale et qui représente des défis tant pour ce qui est du type d’encadrement requis et des moyens d’intervention à mettre en place, que des services à offrir.
ATELIER 9
La négociation, une expertise pratiquée par la police
- Monsieur Michael Arruda, Responsable du volet santé mentale, Service de police de la Ville
de Montréal
- Monsieur Clément Rose, Commandant des crimes majeurs, Service de police de la Ville de Montréal
Le travail des policiers est en plein changement. Actuellement, plus de 38 000 appels qui entrent au Service de police de la Ville de Montréal concernent non pas un acte criminel, mais une personne en crise. Ce revirement de situation demande une approche différente. Quelles sont les stratégies auxquelles le policier aura recourt pour désamorcer ce genre de crise? Quel est le but de l’intervention et le résultat souhaité? Comment négocier?
ATELIER 10
- Monsieur Richard Lusignan, Chef du service et du développement des activités scientifiques en criminologie, Institut Philippe-Pinel de Montréal.
ATELIER 11
Pratiques de dépistage des besoins en santé mentale chez une clientèle adulte
au Service correctionnel du Canada
- Monsieur Christian Corriveau, Psychologue, Centre régional de réception, Servicecorrectionnel du Canada
- Madame Amélie Gauvreau, Psychologue, Centre régional de réception, Service correctionnel du Canada
Présentation des outils de dépistage et des méthodes d’évaluation des besoins en santé mentale actuellement en place au Service correctionnel du Canada. Présentation du profil des besoins de la clientèle sous la responsabilité du Service correctionnel du Canada, Région du Québec. Contribution de cette étape de dépistage et d’évaluation des besoins en santé mentale à la planification correctionnelle et à l’élaboration de plan d’intervention individualisé en santé mentale.
ATELIER 12
La justice, la santé mentale et les victimes d’actes criminels
- Madame Jo-Anne Wemmers, Professeure, École de criminologie, Université
de Montréal
- Madame Marie-Claude Coté, Criminologue, Directrice CAVAC Laval
- Monsieur Stéphane Guay, Professeur, École de criminologie, Université de Montréal
La victimisation peut avoir un impact important sur le bien être de la personne victime. Quatre-vingt pourcent des victimes d’actes criminels disent avoir vécu des effets émotionnels suite à la victimisation. Environ une victime de violence sur trois développe des symptômes reliés au stress post-traumatique. Cet atelier traitera de la prévalence des problèmes de santé mentale rencontrés chez les victimes et de l’accès des victimes aux services d’aide.
Ateliers thématiques du bloc C
Utilisez cette liste pour accéder directement à l'atelier de votre choix :
ATELIER 13
Le Programme de suivi intensif chez les jeunes de 16-25 ans membres d’un gang de rue : un partenariat inspirant pour les intervenants en santé mentale
- Clément Laporte, Coordonnateur, Centre d’expertise en délinquance des jeunes et en troubles de comportement, Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire.
ATELIER 14
La ressource Paul-Pau visant la transition entre les services à l’enfance et les services dévolus aux adultes
- Madame Sophie Labelle, Spécialiste en réadaptation psychosociale, Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire
- Monsieur Mathieu Hamel, Responsable d’unité de vie, Hôpital Louis-H. Lafontaine
- Monsieur Alain Boisvert, Adjoint au directeur des services spécialisés et des services aux jeunes contrevenants, Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire
Le projet Paul-Pau est une entente tripartite entre l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, le CJM-IU et l’Hôpital Rivière des prairies. Il s’agit d’une ressource de réadaptation et d’hébergement qui supporte les jeunes du CJM-IU ayant une problématique en santé mentale, à risque d’exclusion sociale, qui font le passage à l’âge adulte. Les principales approches utilisées, inspirées des différentes cultures des trois établissements, visent à faciliter la transition
entre les services offerts en pédopsychiatrie vers la psychiatrie adulte
et à développer l’autonomie.
ATELIER 15
Le Centre régional de
santé mentale
CRSM : Modèle de prise en charge
et enjeux interdisciplinaires
avec des détenus fédéraux
présentant des besoins élevés
en santé mentale
- Madame Julie Desmarais, Directrice clinique, Centre régional de santé mentale, Service correctionnel du Canada – Établissement Archambault
Non seulement le Service correctionnel du Canada fait-il face à une augmentation de la prévalence des besoins en santé mentale au sien de la clientèle délinquante placée sous sa responsabilité, mais il doit également jouer un rôle de plus en plus actif dans la mise en place de soins transitoires spécialisés en santé mentale, et ce, même après l’issue de la sentence d’hommes et de femmes présentant un potentiel de risque et un profil de besoins complexe. Un nombre grandissant de délinquants et délinquantes font l’objet d’ordonnances de traitement contre le gré durant leur sentence ou sont sous curatelle ou sous les soins du Tribunal administratif du Québec avant d’entreprendre celle-ci. Surgit alors la nécessité pour le Service correctionnel du Canada de développer de nouvelles approches cliniques et correctionnelles.
ATELIER 16
En toute confidence ! Des outils pour une gestion éthique et responsable de l’information personnelle
- Monsieur Sébastien Rivard, Coordonnateur du Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal
- Madame Claudelle Cyr, Agente d’analyse et de formation au Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal
Les dossiers sont des outils que se donnent les organisations pour prendre des décisions à notre sujet. Parfois, les personnes qui fréquentent les organismes et les établissements ne soupçonnent même pas que l’on puisse détenir des informations sensibles et délicates à leur sujet. Cet atelier présentera la démarche En toute confidence qui propose différents outils pour bâtir une politique éthique et responsable de gestion de l’information confidentielle. Issue des pratiques du milieu communautaire, cette démarche se construit avec les personnes utilisatrices de services, les travailleuses et travailleurs ainsi que les gestionnaires de l’organisation.
ATELIER 17
La table intersectorielle de psychiatrie légale de Montréal : de la concertation
à l’action. Lancement d’un projet de formation croisée
- Docteure Mimi Israel, Chef du service de psychiatrie, Hôpital Douglas
- Monsieur Yanick Charrette, Assistant de recherche, Centre de recherche de l’Hôpital Douglas
La formation croisée est une approche de plus en plus utilisée afin d’améliorer le fonctionnement des services en réseau. Cette approche participative soutenue par l’intégration de résultats de recherche vise l’acquisition de connaissances et l’amélioration d’habiletés par des personnes qui assurent des services à une clientèle particulière, et la création d’un réseau fonctionnel autour du client. La discussion de cas fictifs, choisis pour illustrer les enjeux auxquels font face les intervenants et les clients du réseau, représente une des stratégies les plus efficaces pour atteindre les objectifs privilégiés par la formation croisée.
Dans le cadre de l’atelier proposé, des questions seront soumises aux participants afin de susciter les problèmes vécus au quotidien par les intervenants oeuvrant dans différents milieux. Les échanges serviront à identifier les lacunes dans l’organisation des services et les besoins de formation. L’accent sera mis sur le processus pré-judiciarisation; la première étape dans le cheminement à travers les réseaux de psychiatrie justice.
ATELIER 18
L’émergence de la psychose chez les jeunes : l’importance de la reconnaître pour éviter des conséquences sociales graves et permettre l’accessibilité aux soins
- Madame Amal Abdel-Baki, Psychiatre, Clinique Jeunes Adultes Psychotiques (JAP), CHUM
- Madame Julie Brault, Travailleuse sociale, Clinique JAP, CHUM
L’altération du contact avec la réalité et la désorganisation en lien avec l’expérience psychotique peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la vie du jeune adulte (perturbations des relations interpersonnelles, risques accrus de judiciarisation, de suicide, d’itinérance, etc). Il importe de la reconnaître précocement afin d’éviter des conséquences psychologiques et sociales graves et de permettre l’accessibilité aux soins médicaux requis par ce problème de santé mentale sérieux.
Ateliers thématiques du bloc D
Utilisez cette liste pour accéder directement à l'atelier de votre choix :
ATELIER 19
L'état de la recherche sur les meilleures pratiques en santé mentale et justice
- Monsieur Denis Lafortune, Professeur, École de criminologie, Université de Montréal et chercheur régulier au Centre international de criminologie comparée et au Centre de recherche de l'Institut Philippe-Pinel de Montréal
Les collaborations Campbell et Cochrane publient régulièrement des recensions qui traitent, entre autres choses, de l'efficacité des interventions dans le domaine « santé mentale et justice ». Cet atelier présentera les données probantes tirées de telles recensions qui portent, par exemple, sur les placements familiaux à traitement multidimensionnel (pour les jeunes), les ordonnances de traitement ambulatoire obligatoire, les communautés thérapeutiques en milieu carcéral ou les programmes de traitement intégré visant à réduire l'usage de substances psychoactives chez les personnes avec des troubles mentaux graves (pour les adultes).
ATELIER 20
Enjeux relatifs au suicide
- Monsieur Denis Bouchard, Conseiller en milieu carcéral, responsable du programme en
prévention du suicide, Établissement de détention de Montréal
- Madame Catherine Laurier, Chercheure, Centre jeunesse de Montréal - Institut
universitaire et professeure associée, École de criminologie, Université de Montréal
La délinquance et le suicide partagent des facteurs de risque similaires. En ce sens, la population des jeunes et des adultes contrevenants constitue une cohorte particulièrement à risque. Dans cette optique, un modèle théorique visant à mieux comprendre ce rapprochement sera d'abord présenté. Par la suite, la problématique suicidaire pour les contrevenants, tant en milieu correctionnel provincial adulte qu'en centre jeunesse sera illustrée.
Visualisez la deuxième partie de l'atelier en cliquant ici
ATELIER 21
La santé mentale des jeunes en besoin de protection… le développement d'une
offre de services adaptée au Centre jeunesse de Québec - Institut universitaire
- Madame Isabelle Simard, Chef de service, coordonnatrice programme santé mentale,
Direction du développement de la pratique professionnelle et des affaires universitaires, CJQ-IU
- Monsieur Bernard Ladrie, Infirmier, équipe de soutien en santé mentale, Direction du
développement de la pratique professionnelle et des affaires universitaires, CJQ-IU
- Madame Sylvie Ménard, Chef de service, Centre jeunesse de Québec – Institut universitaire
Cet atelier présentera l'offre de service spécialisée en santé mentale développée au Centre jeunesse de Québec - Institut universitaire. L'offre de service vise une meilleure réponse aux besoins des jeunes qui, en plus de leur situation de protection, présentent une (des) problématique(s) de santé mentale. Elle favorise le développement d'une programmation adaptée, soutenue par des services particuliers, notamment la mise en place d'une équipe de soutien en santé mentale composée d'une psychoéducatrice, d'une psychologue et d'un infirmier. Cette équipe interdisciplinaire dispense un soutien clinique auprès d'une vingtaine d'intervenants sociaux à l'application des mesures ayant une charge de cas réduite et concentrée en santé mentale. Également, trois ressources d'hébergement (deux unités en réadaptation interne et un foyer de groupe) s'habilitent à une intervention plus spécifique pour ce type de problématique.
ATELIER 22
Faire du sens plutôt que du temps
- Madame Christiane Cadieux, Coordonnatrice clinique, Diogène
Dans le cadre de cet atelier, il s'agit de réfléchir sur la possibilité de changer l'angle de notre regard souvent impuissant, afin de mieux le diriger vers l'espoir. Par le biais des récits d'intervention de l'organisme Diogène (suivi alternatif communautaire) on verra comment entrer en relation d'aide signifie entrer en relation avec une personne d'abord, en tenant compte de son parcours de vie. S'instaure alors une trajectoire d'intervention impliquant surtout une question d'attitude et du savoir-faire rempli de savoir-être.
ATELIER 23
Mise en place du Plan d'action en santé mentale 2005-2010 : un point de vue
- Monsieur Daniel Latulippe, Directeur général, Réseau alternatif et communautaire des organismes en santé mentale de l'île de Montréal
Cinq ans après le virage imposé par la direction de la santé mentale au ministère de la Santé et des Services sociaux, quel bilan pouvons-nous en faire? Des changements. Certainement. Pour le mieux ou pour le pire? En examinant les répercussions du Plan du point de vue des orga-nismes communautaires et avec les informations rendues publiques sur le sujet, il s'agit ici de dégager quelques conclusions. Après avoir travaillé environ 25 ans comme intervenant communautaire, superviseur clinique et directeur dans des organismes en santé mentale, monsieur Daniel Latulippe est, depuis quelques années, le directeur général du RACOR en santé mentale, le Réseau alternatif et communautaire des organismes en santé mentale de l'île de Montréal.
ATELIER 24
Comment sortir du piège « pour ou contre la médication », en passant par la
Gestion autonome des médicaments en santé mentale (GAM)
- Madame Céline Cyr, Intervenante et formatrice en santé mentale
La médication peut apporter un soulagement chez les personnes, mais ce traitement comporte aussi des limites. La GAM facilite le dialogue sur la question de la médication et oriente notre regard sur la qualité de vie de la personne. Les pratiques GAM développées au Québec par des personnes utilisatrices et des intervenants du milieu communautaire en santé mentale s'étend maintenant à d'autres disciplines et contrées. Dans cet atelier, l'approche GAM sera résumée suivi d'un échange sur sa faisabilité dans vos milieux de pratique respectifs.
Conférence de clôture et mot de la fin
Intervenir autrement avec les forces des individus
- Madame Patricia Bougie, Coordonnatrice clinique, Programme d'encadrement clinique et d'hébergement (PECH)
L'approche axée sur les forces va de pair avec le rétablissement et le pouvoir d'agir sur sa vie. Elle implique la réalisation des rêves de chacun par la mobilisation. Le modèle a été mis au point dans les années 1980 à l'Université du Kansas aux États-Unis. Les équipes de PECH, qui expérimentent sur le terrain cette approche, nous amènent à repenser nos façons d'intervenir et à revoir la place des utilisateurs.

À propos du Colloque
Une personne sur cinq souffrira d'une maladie mentale au cours de sa vie (Instituts de recherche en santé du Canada). Les organismes de justice pénale n'échappent pas à cette problématique. Bien au contraire. Que ce soit chez les centres jeunesse, les forces policières, les établissements carcéraux ou encore en milieu communautaire, les contrevenants souffrant de troubles de santé mentale constituent une clientèle bien présente.
Pour cause. La proportion de personnes atteintes de troubles de santé mentale graves est quatre fois plus élevée dans la population carcérale que dans la population en général. Pour la plupart, ces personnes sont démunies et commettent des délits de survie liés à leur situation précaire, et le grand public les tolère de moins en moins. Une fois judiciarisée, il s'avère essentiel de prodiguer des soins de qualité et adaptés à cette clientèle puisque l'absence de traitement risquerait d'aggraver leur état (Institut universitaire en santé mentale Douglas, 2010).
Plusieurs défis et questionnements se posent devant cette clientèle. Prenons par exemple la question des approches cliniques, ou encore celles de la collaboration inter-agences, de la continuité du suivi psychiatrique à la libération et la sécurité de ces personnes et de ceux qui en prennent soin et/ou qui en ont la charge. Ce sont tous des sujets que nous n'hésiterons pas à aborder lors du colloque.
Si l'on veut en tant qu'organisme - et plus globalement en tant que société - offrir des services dignes et adaptés à cette clientèle particulière, il ne faut pas hésiter à participer à des formations et à créer des liens. En effet, mieux nous connaîtrons les projets développés, les approches individualisées préconisées, les outils existants, les meilleures pratiques et l'état de la recherche, mieux nous aiderons ces personnes souffrantes à reprendre le cours de leur vie, dans un milieu le plus naturel possible.
Nous vous invitons à prendre connaissance du programme qui vous est présenté, en espérant vous compter parmi nos participants. Bienvenue à tous !
Comité organisateur
Monsieur Michael Arruda
Responsable du volet santé mentale, Service de police de la Ville de Montréal
Monsieur Alain Boisvert
Adjoint à la Direction des services spécialisés et des services aux jeunes contrevenants, Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire
Monsieur Denis Bouchard
Conseiller en milieu carcéral, responsable du programme en prévention du suicide, Établissement de détention de Montréal
Madame Marie-Marthe Cousineau
Présidente de la Société de criminologie du Québec et directrice,
École de criminologie, Université de Montréal
Madame Christiane Cadieux
Coordonnatrice clinique, Diogène
Monsieur Bertrand Gagné
Directeur, Diogène
Monsieur Denis Lafortune
Professeur, École de criminologie, Université de Montréal
Madame Claudine Langlois
Conseillère à l'intégration des services, Réseau correctionnel de Montréal, ministère de la Sécurité publique du Québec
Madame Christine Perreault
Psychologue, coordonnatrice régionale, Initiative en santé mentale en établissement, Service correctionnel du Canada
Comité exécutif de la SCQ
Madame Caroline Savard
Directrice générale
Madame Josée Hodgkins
Soutien à l'organisation
Madame Denise Trottier
Adjointe administrative
Conception du microsite
Ce microsite est une réalisation de Maxime Cliche - Designer web pigiste / Pour le rejoindre : clichem@gmail.com